très très bien tracées par Aleph Alpha................(c)


16/10/2013

Il y a très très longtemps...
Alors que Dieu n'était encore
Qu'un gros bouton blanc
Vous traçâtes 
Ces lignes nous entourant, circulaires
Et parallèles en même temps

Les suivantes se firent d'elles mêmes
En spiralant
Autour des cercles polaires
striant les chaleurs de l'enfer
Et des flammes se jouant
...
Elles nous parvinrent, ces lignes
Tracées sur du beau papier blanc
Et nous éduquèrent
Selon vos principes
Elles nous firent les héritiers
De vos belles litanies

L' Apoésie

Et les suivantes
Firent de même
Les premiers les suivent en riant
Et les seconds en font autant

Les premiers riment avec les suivants

Et puis Dieu vous mit
Toute en face de moi
Ouvrant vos bras tout grand

Et puis les lignes se finirent
Nous devînmes vous
Vous nous mites en face des lignes
En rangs très très serrés
Tous devant vous

Et vous nous fîtes ces hivers
Ces étés brulants...

Quatre lignes parallèles
S'enchevȇtrant 
Savamment 

Et nous créant tous en riant

Quatre lignes parallèles

Les seconds riment avec maintenant
Et les suivants en font autant


TOUT 
Ici se rejoignant 

.

Et ce qui suit en fait autant...














24/09/2013

333

Un
Etant au centre de tout
Que faire des 2, des Nous?
Il existe un seul être...
Tous autour ne sont là que pour lui tenir compagnie
Vous
Etes le centre de Tout
Et tout ce qui n'est pas Nous
N'est autre que votre

Moi
Je vis parmi vous
Mais 'Je' fait bien partie des autres...
Car il est autre pour vous

Vous
Etes le centre de toute existence
Et Nous
Ne sommes là que pour vous
Accompagner dans cette danse...

Qui fait de 1 le centre de tout




21/09/2013

Les seconds qui riment avec les premiers




T
out près de cette cité,

l'un dans l'autre
Nous nous sommes aimés
Il y a bien bien longtemps, c'est cité
C'était encore bien avant
Mais nous nous sommes serrés
Les coudes
Et écartés les jambes 
Pour ce qui le vaut autant

Il s'en est passé
Des choses
Mais nous nous sommes faits
L'un à l'autre
(Jour après jour, O lente érosion)

Les premiers riment avec les seconds

Ah, il s'en est passé
Des choses

De l'autre coté de cette
ligne
Farouche
Et déja tracée 
A deux pleins d'amour
Mais unis,
désarmés...

Et finalement entrelacés
Ah, il s'en est passé
Des choses
...

Mais d'un accord commun
Nous n'allons pas admirer
Ce que nos yeux ne pourraient
Entrevoir.

Trop éloigné de ce qui est vrai?
Qui sait...
  
Nous allons continuer sans se voir-

...Et l'autre?

L'autre, que deviendra-t-on?
Il deviendra Blanc et Noir
Les Autres n'en seront que plus
Grisés

2 : LIBERTE





18/09/2013

Les premiers temps

Je me sens profondément différent. C'est pour ça que j'écris ici...ou que je viens y lire.
Tous deux sommes notablement différents. Vous n'aurez pas failli de le remarquer.
Tous deux sommes cependant...attirés par cette fosse. Et le pic élancé qui s' y éleve.

Tous deux sommes bien séparés, l'un de l'autre
Par ce mur épais qui s'y élève.
Et tous les tourbillons de l'eau
Qui s'y répandent
En vagues gustatives...et semi-éliptiques
Nous éloignant du Reve

Nous sommes séparés du Reve

Et des désirs qui s'y élèvent
Mais nous aimons nous regarder dans l'eau..

Et voir en l'autre notre rêve...

A notre insu, notre indicible allié
Plutot que le reflet à qui tout nous oppose...
MIROITANT

Aux choses.

Les limites tracées qui nous opposent
Et nos coeurs effarés qui cependant...
Nous élèvent au dessus des choses
SUFFISAMENT

Par le désir qui s'y élève

Nous plongeons au plus profond des cavités...
Et de ces lèvres où ce sont nos cendres argentées
Qui se répandent et nous amènent, délirants
A ce centre si froid et aux effluves bouillonnants qui s'y élèvent

Conduisant finalement au dessus des Choses 
Nos âmes si parfaites
...et dissemblables cependant
Comme ce Monde l'est de mon Rêve
...et des gouffres
Ecumants
Qui s'y élevent en riant








FIN